Les pépites de notre patrimoine religieux

Vous n’allez pas seulement découvrir des églises et des chapelles !

Pousser la porte des édifices religieux de notre destination Menez-Hom Atlantique, c'est aussi s'émerveiller devrant des trésors, des curiosités, et des pierres chargées d’histoire(s) et de spiritualité…

©CL Menez-Hom Atlantique Tourisme

 

L’église Notre-Dame en Châteaulin


Sur cette butte, la ville de Châteaulin doit ses origines, avec la construction d’un château fort dès le XXème siècle, autour duquel s’est formé un bourg. Cet édifice était l’église paroissiale de ce site que l’on nomme aujourd’hui « le Vieux Bourg ».
Les parties les plus anciennes de l’église datent du début du XIIIème siècle. Cet ensemble, remanié au fil des siècles, est un enclos paroissial complet, avec son mur qui entoure l’espace sacré, son arc triomphal (XVème), son ossuaire (1575), son calvaire (fin XVème). Ce dernier déploie sur sa face est une scène rare dans l’iconographie bretonne : le Jugement dernier.
L’intérieur présente une belle unité malgré les remaniements successifs. L’élégance et l’originalité des piles de la nef étonnent, se rattachant au style architectural dit de Pont-Croix.
Les éléments les plus remarquables sont le tableau de saint Crépin et saint Crépinien (1664-1669), la statue de saint Herbot (XVIème) et le tableau du Rosaire (1776), et la pierre tombale de Jeanne de Trésiguidy (1324). Cette dernière était issue de la lignée des vicomtes du Faou, auxquels les ducs de Bretagne ont confié la garde de leur château de Châteaulin.


La chapelle Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay


Sur ce site d’un important pèlerinage, trois chapelles se sont succédées. Les premières chapelles étaient construites plus près des dunes et de l’océan. La chapelle actuelle, édifiée entre 1858 et 1864 sur les plans de l’architecte Joseph Bigot, est de style néo-gothique flamboyant.
Antérieurement à Auray dans le Morbihan, les Bretons rendaient ici hommage à sainte Anne, la mère de la Vierge. Les origines du pardon de Sainte-Anne sont méconnues. La légende le fait remonter à la cité d’Ys et au roi Gradlon au VIIème siècle. Une chapelle édifiée en 1630 pour honorer la statue de sainte Anne et Marie (1548), visible ici. Le pardon prend son essor vers 1770. Ce pardon ancestral réunit des milliers de pèlerins, le dernier dimanche d’août, le samedi précédent et le mardi suivant.
La légende raconte que sainte Anne était originaire de Plonévez-Porzay.
Pour vous immerger dans les pardons d’autrefois, lisez le récit « Au Pays des Pardons » d’Anatole Le Braz.


Le saviez-vous ?
L’essor des pardons bretons remonte au Moyen-Age. Les pardons sont de grandes assemblées religieuses, réunies lors de la fête d’un saint pardon. Les paroissiens gagnaient ainsi des 'indulgences' .

 

La chapelle Saint-Côme-et-Saint-Damien en Saint-Nic


Cette chapelle fut édifiée au XVIème et XVIIème siècle, après une épidémie de peste. Elle est dédiée à deux saints médecins, martyrs à Alep en Syrie au IVème siècle. Observez tout particulièrement la charpente des XVIème et XVIIème siècle dans la nef, ainsi que les sablières, très travaillées. Un blason d’une grande lignée de seigneurs bretons, les Rosmadec, figure sur une pierre de granit, dans le bas-côté gauche.


L’église Saint-Budoc en Trégarvan

Trégarvan était une trève d’Argol et devient une paroisse en 1841.
Une pierre porte la date de 1590 et d’autres inscriptions gravées indiquent des modifications aux XVIIème et XVIIIème siècles. Des figures humaines sculptées ornent les arêtes de la flèche et du clocher. C’est une caractéristique qui se retrouve sur d’autres édifices religieux du Parc Régional d’Armorique (Landévennec, Dinéault, Pleyben, Brasparts). Curieux, attelez-vous à débusquer ces dates sculptées et ces détails ornementaux dans la pierre ! Les sablières présentent également des motifs humains et végétaux.
Un calvaire de 1527 et un petit ossuaire sont visibles à ses abords. Les statues en kersanton du XVIème, une Pièta et Saint-Budoc, accueillent les visiteurs à l’entrée.


La chapelle Saint-Corentin en Plomodiern


A 2 km du bourg, sur l’emplacement d’un édifice du XVIIème siècle, cette chapelle fut édifiée entre 1898 et 1900 dans le style néo-gothique, sur les plans du chanoine Abgrall. Elle fut construite afin d’accueillir la relique du bras de saint Corentin, conservée jusqu’alors à la cathédrale de Quimper.

Le saviez-vous ?
Plomodiern a abrité l’ermitage de saint Corentin, premier évêque de Quimper au VIème siècle. La fontaine jouxtant la chapelle est évoquée par la légende de Saint Corentin, selon laquelle le poisson coupé en deux par le saint, qui mangeait une moitié et remettait l’autre à l’eau, se reconstituait miraculeusement et servait ainsi de repas au saint à l’infini.
Cet édifice accueille l’un des derniers pardons créés au XXème siècle. Le large placître qui le flanque permet en effet d’accueillir les pèlerins.

 

Eglise Saint-Méen à Ploéven


De plan rectangulaire, l’église possède une nef de quatre travées avec bas-côtés. Le portail ouest, de style gothique, date de 1574. L’intérieur de l’église, lambrissé, porte les dates de 1547 et 1574. Le clocher, abattu à plusieurs reprises par la foudre, est reconstruit en 1738 et 1893, par l’architecte Le Naour, sur les plans de Jean-Marie Abgrall. Sous le porche, observez les panneaux représentant les quatre grands docteurs de l’église d’Occident. A l’intérieur, le lambris au-dessus du chœur fait figurer de huit panneaux, relatant la Passion du Christ.


Chapelle Sainte-Barbe en Ploéven.


Edifiée au XVIème sur une colline boisée, en l’honneur de sainte Barbe, cette chapelle présente un plan en T. La tradition raconte que ce sont des moines, qui avaient érigé un ermitage non loin de là, qui l’ont construite, bénéficiant sur ce site de la forêt et de la proximité d’un cours d’eau.
La sacristie fut ajoutée en 1736. Attardez-vous sur son beau vitrail de la Crucifixion et le calvaire du placître.

 

La chapelle Saint-Dispar - Saint-Exuper en Dinéault


Reconstruite en 1892-1893, cette chapelle conserve sa façade occidentale et son clocher à flèche du XVIIème siècle. Elle est dédiée à saint Dispar, « sans pareil » en breton. Ce nom breton peut être rapproché de celui de saint Exuper de Toulouse.
Un calvaire du XVIème siècle se trouve sur le placître, avec les statues géminées de saint François d’Assise et de saint Yves, de la Vierge et de saint Jean. A la base du tronc, l’évangéliste saint Marc, avec son lion, est sculpté dans la masse.


La chapelle Saint-Gildas en Cast


La chapelle est consacrée à saint Gildas, fondateur, au VIème siècle, du monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan). Ce saint est invoqué pour protéger les hommes et les bêtes de la rage. La chapelle, située sur une colline au sol schisteux, en forme de croix latine, présente un petit clocher à dôme et lanternon du XVIIIème, au-dessus de son pignon ouest. L’intérieur abrite notamment des statues de saint Gildas et saint Tugen. Le site comporte un calvaire du XVIème portant au revers un Christ ressuscité, montrant son flanc percé. L’eau de la fontaine était réputée guérir les maux de tête, de dent, et de la rage !